CARNETS DESCARTES

L'hiver québécois

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Quand je suis arrivée au Québec, le 22 août, la météo était encore estivale. Les premières semaines étaient chaudes, je me rappelle avoir été prise au dépourvu car je n’avais amené que des vêtements chauds, obsédée par l’hiver qui m’attendait.

Après la rentrée, le thermomètre est descendu assez vite et j’étais à la fois impatiente et anxieuse de vivre cet hiver québécois.  Au mois d’octobre les températures étaient déjà dignes d’un hiver français,  aux alentours de  0°. Mais je vous rassure les températures sont beaucoup moins ressenties ici, le froid étant moins humide qu’en France.

  La chute des températures a continué au mois de novembre ainsi que l’arrivée des premières neiges.  J’ai alors acheté tous mon « attirail » pour affronter l’hiver : une paire de Sorel (bottes de neige très répandues ici), un bon manteau en duvet m’arrivant aux genoux avec une capuche résistant au vent, un bonnet, des gants, un cache nez. …  J’avoue qu’au début j’ai voulu me risquer à passer l’hiver avec une veste de ski ramenée de France puis quand les températures ont commencé à descendre je n’ai pas hésité à investir dans un manteau bien que le prix soit assez élevé pour avoir de la qualité (400$-600$ soit 260-400€) mais s’il y a bien un investissement à faire en venant à Chicoutimi c’est celui-là !!

L’hiver c’est installé doucement.  Je me suis réveillée un matin le campus était revêtu d’un épais manteau de neige d’un blanc éclatant, c’était « féerique !».  En tant que Française j’ai trouvé ça incroyable, il y avait environ 10cm de neige qui été tombés dans la nuit, une telle situation en France aurait bloqué toute activité mais ici c’était loin d’être le cas. Les routes étaient déjà dégagées et sur tous le campus des chemins pour piétons avait était fait. Début décembre, avant de rentrer en France pour les fêtes, j’ai vécu des températures « extrêmes » qui maintenant ne me font plus peur. Nous avons perdu 10° du jour au lendemain. Il faisait  -30° pour un ressenti de  -40. C’est à ce moment là que j’ai compris ce que c’était d’avoir froid : Le visage qui pique, les narines qui se collent (oui, oui), l’impression d’inspirer de la fumée froide, les cils qui gèlent, et l’écharpe qui se cristallise avec la respiration.

Aller à pied au fast-food du boulevard Talbot à 10min de l’université devient alors  une expédition.

Traversée du parc des Laurentides