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Il fait froid en tabarnak au Québec !

Premièrement, il faut savoir que l’hiver au Québec dure VRAIMENT trois mois. La période de froid s’étend de début décembre jusqu’à fin février (voire début mars), ce dernier mois étant le pire.

 

L’image contient peut-être : ciel, nuage, arbre, neige, plein air et nature
L'épaisse couche de neige qui recouvre le sol pendant de longs mois

J’ai eu la chance d’avoir un hiver assez « doux », même si j’ai connu à plusieurs reprises les -30° et les tempêtes de neige. On finit par s’habituer au froid et on comprend mieux pourquoi les gens sont peu habillés lorsqu’il fait 0 degrés : c’est qu’il fait chaud ! Cependant, l’hiver reste tout de même très long… Plusieurs québécois m’avaient prévenue de faire attention à la dépression qui peut arriver lorsqu’on est « tanné » (expression québécoise pour dire qu’on en a assez) du froid, de la neige et qu’on ne sort plus trop de chez soi.

Lorsque l’on demande aux canadiens s’ils s’habituent à l’hiver, la réponse est toujours non : ils redoutent toujours cette période. Cependant, ils se sont adaptés à ce froid en développant de nombreuses activités hivernales en extérieur comme le patinage sur glace, le ski de fond ou alpin, la randonnée raquettes, la luge, les glissades sur chambre à air etc… Bien équipés, le froid ne les arrête surtout pas de vivre !

L’autre chose extrêmement importante à savoir est qu’il y a une forte différence entre les températures annoncées et les températures ressenties. Québec est une ville où il y a beaucoup de vent, le ressenti peut donc facilement amener à perdre 5 voire 10 degrés. Lorsque l’on arrive à -30°, -35°, le froid devient difficilement supportable. On essaye de sortir le moins possible.

 

Le gros point positif de l’Université Laval est qu’elle est entièrement reliée par des souterrains. Habitant en résidence sur le campus, je peux me rendre en cours sans mettre un pied dehors. La particularité de ces souterrains, c’est qu’ils sont remplis de fresques, la plupart étant réalisées par des comités ou des associations de l’université. J’en découvre à chaque fois, malgré mes nombreux passages. Cela donne un style super sympa et moins « glauque ». Je vous laisse donc imaginer en plein hiver, aux heures de début et de fin de cours, à quel point le trafic est important dans ces tunnels.



L’image contient peut-être : intérieur
Les tunnels de l'Université Laval, remplis de fresques

 
Quant aux tempêtes de neige, il est conseillé de ne pas prendre la voiture, bien sûr, et de se  limiter aux déplacements les plus utiles. Cette année, le Québec a connu l’une des plus grosses tempêtes de neige de son histoire à la mi-mars. L’université Laval, pourtant réputée pour ne pas fermer ses portes facilement, a même suspendu toutes ses activités durant une matinée. Cela était assez impressionnant.

Une énorme différence avec la France est la rapidité et l’efficacité du déneigement. Habitués, les québécois sont énormément équipés et si une tempête a lieu dans la nuit, au petit matin, vous pourrez prendre votre voiture ou marcher dans la rue en sécurité.

 

Anecdote : au printemps, on appelle la neige qui fond la « slush ». Les rues sont alors remplies d’eau.

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