CARNETS DESCARTES

L'économie au Québec

La vie au Québec est relativement chère. Au début, on n’est pas habitué aux taxes ajoutées à part en faisant ses courses. L’arrivée à la caisse des supermarchés est souvent douloureuse. Cela fait partie des habitudes à prendre, toujours compter plus que le prix affiché. De plus, lors des périodes de blues, j’allais acheter des produits typiquement français, la note était d’autant plus salée ! De nombreux étudiants avaient tendance à chercher un emploi à mi-temps. C’est plus difficile pour les étudiants étrangers puisque la possibilité d’avoir un emploi dépend du permis d’étude. Dans mon cas, je pouvais avoir un emploi seulement sur le campus. 

Le campus de l’Université se situe au niveau du Haut-Québec. Le coin est très aisé. Le Bas-Québec est plus modeste, mais, globalement, nous étions dans un contexte plutôt riche. Aux vues des maisons alentours et des voitures des étudiants, j'ai pu confirmé que le pouvoir d'achat est élevé dans le coin. 

Le taux de chômage au Québec est bien plus bas qu’en France. Il est de 9,8% en France en 2016 contre 6,4% au Québec en 2016 d'après l'INSEE et Radio-Canada. Dès lors, il me semble que le Québec a tendance à faciliter l’emploi. Les employeurs n’hésitent pas à engager du personnel pour des postes qui ne sont pas forcément indispensables, du moins c’est l’impression que j’en ai eu. Lors de mes premières courses sur place chez l’enseigne Metro, j’ai été frappée de voir qu’il y a des personnes engagées spécialement pour remplir les courses des clients dans des sacs. Le passage en caisse est alors plus rapide et facilité. Il s’agit généralement de jeunes ou de personnes proches de la retraite. En effet, en France, nous nous passons de ce type de services. Pourtant, cela pourrait peut-être aider à diminuer le taux de chômage. 

Pas de panique pour les petits budgets, il existe des astuces et des aides de l'université.