CARNETS DESCARTES

L’arrivée au pays du Caribou

Le voyage  commence avant même d’avoir mis les pieds sur le sol canadien : dans l’avion,  l’accent et les expressions québécoises m’interpellent très rapidement. En effet, l’hôtesse de l’air québécoise, à l’accent fort prononcé, me répète sans cesse « bienvenue ». Je mets du temps à comprendre que cela signifie  « de rien ».
Dans l’avion également, je rencontre une autre française qui vient, comme moi, faire un échange à l’Université Laval pour un an. Nous engageons tout de suite la conversation et devenons très rapidement amies. J’ai donc eu la chance de ne pas être seule car le blues peut vite arriver lorsque l’on arrive dans un pays inconnu.

 

Une fois l’avion posé et la sortie sur le tarmac, je me rends compte que je suis réellement au Canada…
Vient alors le moment de passer le service d’immigration. Faisant partie d’un avion où les trois quarts des passagers sont des étudiants français venus en échange, le temps d’attente pour la validation du permis d’études est très long. Nous en profitons pour faire connaissance entre français.
A l’aéroport, des étudiants de l’Université Laval sont présents pour nous accueillir, nous donner des informations et répondre à nos questions.
L’un de mes premiers étonnements est de voir une cabine téléphonique. En effet, cela fait bien longtemps qu’il n’en existe plus en France.

 

A l’arrivée à l’université, il faut récupérer les clefs de ma chambre. Mon pavillon se situant un peu loin, je connais ma première difficulté en tant que fille indépendante : traverser le campus avec des bagages très lourds… Une fois dans ma chambre, je m’installe et prends mes repères. J’en profite également pour visiter le campus et aller manger un burger au Pub universitaire, pub situé sur le campus. A la fin de la journée, je me couche exténuée, décalage horaire oblige…

 

Dans les jours suivants, j’achète tout ce dont j’ai besoin (couette, oreiller, produits de base…). Au supermarché, je fais deux nouvelles découvertes. La première est qu’une personne met les courses dans les sacs à la caisse. Mal à l’aise, je me demande s’il faut lui donner un pourboire (j’apprendrai plus tard que la réponse est non) et j’ai surtout envie de l’aider. La deuxième chose est la découverte des produits et des marques que l’on ne connait pas. On se rend alors vite compte que l’on va devoir s’adapter d’un point de vue culinaire.
Les premiers jours, avant la rentrée scolaire, me permettent également de faire les tâches administratives : s’inscrire à l’université, se rendre à la RAMQ (Régime d’Assurance Maladie du Québec) pour obtenir ma carte soleil (équivalent de la carte vitale)… et de commencer à découvrir ma nouvelle ville.