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Séminaire 3 (faut pas) confondre tourisme & migrations: « Singa et les réseaux hospitalités » & « Imaginer le « foyer » dans une vie de mobilité permanente »

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Par Megane Fabre 30/11/2017

« Singa et les réseaux hospitalités »

La première intervenante du séminaire était Dana Diminescu, venue pour nous présenter, elle et ses collaborateurs, la plateforme Singa, qui a pour but de « connecter les personnes réfugiées et la société » en les mettant en contact avec des particuliers vivant en France dans l’objectif de les héberger et donc leur permettre d’être réintégrer par la suite dans le monde professionnel. Dana Diminescu est sociologue et enseignante chercheure à Télécom Paris Tech. Au travers de cette plateforme, elle veut mettre en lumière le fait que les nouvelles technologies font partie intégrante d’une nouvelle forme de solidarité et participent à une dynamique d’échange et de partage entre indigène et migrant. Les technologies numériques permettent de renforcer les liens entre les personnes réfugiées et la société. C’est en partant du constat que l’émergence des technologies de communication intégrait les migrants plutôt qu’elle ne les excluait et dans ce contexte de découverte des évènements de la crise migratoire (à travers les médias notamment) que Singa a vu le jour. A ce jour, environ 12000 français sont inscris sur le site et ce chiffre ne cesse de s’amplifier à mesure que le peuple découvre de nouvelles horreurs perpétrées à l’étranger.

 

« Imaginer le « foyer » dans une vie de mobilité permanente »

La seconde intervenante était Fabiola Mancinelli, une anthropologue du tourisme exerçant en tant qu’enseignante chercheure à l’université de Barcelone. Celle-ci est venue nous présenter sa recherche de terrain aux Etats Unis qui consiste en une analyse des ménages avec enfants qui décident de mener une vie nomade en voyageant une bonne partie de l’année. Ces individus, elles les nomment « nomades digitaux » puisque malgré le fait qu’ils se déplacent énormément, ils parviennent à construire de solides réseaux via internet et notamment les réseaux sociaux. Les personnes que va rencontrer Fabiola appartiennent en majorité à la classe moyenne supérieure et ont entre 27 et 49 ans. Tout l’intérêt de Fabiola Mancinelli est d’analyser la façon dont ces couples avec enfants conçoivent le foyer : on se rend compte à travers les dires de ces individus que c’est une entité perpétuellement en mouvement qui permet de se rapprocher de ses enfants (notamment par l’école à la maison) et d’échapper à la pression du système conventionnel et des impératifs professionnels, ce qui engendre un gain de temps de qualité en famille.

 

Mégane Fabre & Clara Malbos

M1 Ethnologie