CARNETS DESCARTES

Les cours au Québec

 

Le système scolaire au Québec est totalement différent du français et particulièrement de l’IUT, je vais essayer d’expliquer dans ce billet les points les plus flagrant. 

Déjà on doit choisir cinq cours de trois crédits chacun pour valider le semestre – appelé session ici. On a donc cinq cours par semaine (la plupart des étudiants réguliers n’en choisissent que quatre) ce qui change des trente-cinq heures de cours à l’IUT. Chaque cours dure par contre trois heures. Ainsi, au premier semestre j’avais quatre jours de cours du lundi au jeudi avec deux cours le jeudi, ma journée la plus chargée. Il est rare de rencontrer des gens qui ont cours le vendredi. Comme ça on se dit que c’est la belle vie mais ces cours demandent beaucoup de travail personnel, rien d’insurmontable mais il faut bien s’organiser. Avant chaque cours on doit réviser celui de la séance précédente et lire les lectures obligatoires. Les professeurs accordent beaucoup d’importance à ces lectures, elles permettent d’introduire le sujet qu’ils vont aborder dans la séance, il est donc important de les lire pour pas être perdu et poser les bonnes questions sur des points qu’on a pas compris.

Ensuite, les cours se déroulent de manière magistrale qu’on soit en amphithéâtre où non. Le professeur affiche son power point et explique son cours, les notions clefs etc. Il laisse quelque temps pour les questions et le cours se termine. Pour bien le comprendre et l’assimiler il est donc nécessaire de le travailler chez soi.

Pour autant, les professeurs sont à l’écoute et répondent très facilement aux questions. On peut les poser soit en cours – mais ça arrive rarement, à la fin du cours où ils sont disponibles pour nous, par courriel ou sur le forum du cours. En effet, chaque cours a un forum consacré accessible à la fois par les élèves et à la fois par les professeurs. Ainsi on peut y poser toutes nos questions et les autres élèves ou le professeur y répondront assez rapidement. C’est aussi une plateforme pratique pour trouver des partenaires pour les travaux de groupes.

Ces derniers sont assez fréquents, j’en ai eu à faire dans chacun de mes cinq cours. Souvent les notes se sont divisées de la manière suivante : deux devoirs maisons et deux partiels. Les travaux demandés ne sont pas spécialement durs, il faut juste y consacrer le temps nécessaire. Quant aux partiels j’ai personnellement eu que des QCM ce qui est quand même plus simple que les examens de l’IUT. Ça peut néanmoins être traitre car il n’y a aucun développement possible, soit on connait la réponse soit on ne la connait pas. C’est vrai que c’est déroutant d’avoir des QCM comme partiels pour un cursus en communication par contre.

Au niveau de la notation, elle est sur 100 et assimilée à une lettre entre A et E ; les professeurs notent facilement plus élevé qu’en France. Pour valider la matière il faut qu’on ait plus que 60% ce qui n’est pas compliqué à atteindre si on travaille un minimum. Au début on est ravi des bonnes notes qu’on obtient, comme des 80% mais très rapidement on se prête au jeu et on est déçu quand on voit qu’on a eu que 75%. C’est une bonne chose je trouve, ça motive à travailler du mieux possible pour obtenir un 90% et un A qui va avec. Je trouve que ça parait plus accessible qu’en France où je n’aurais jamais cru possible d’obtenir 18 à un devoir.

Système de notation 

Tableau des équivalence entre les notes et les lettres attribuées 

 

Les deux systèmes sont donc différents et divisent, certains préfèrent le français et d’autre trouvent le québécois plus agréable. Personnellement, vu qu’ici j’habite sur le campus je préfère le québécois. Il demande certes d’être plus autonome mais il nous laisse plus de temps pour nous organiser. On peut totalement se plonger dans un sujet et en apprendre le plus possible dessus alors qu’en France avec le volume de cours qu’on a ça peut être compliqué. Bien sûr, si j’habitais, comme en France, à une heure trente de l’Université, j’aurais peut-être un discours différent car je devrais faire trois heures de transport pour trois heures de cours et ça fatigue énormément, je ne sais pas si j’aurais eu le courage d’autant travailler que ça. De plus, comme on est en résidence étudiante, on voit nos amis travailler dans les salles communes du coup ça nous motive à faire de même, peut-être que sous d’autres circonstances je serais moins motivée à étudier.

 

C’était donc les principales différences que j’ai pu remarquer entre nos deux systèmes scolaires.

 

A tantôt,

Diane.

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