CARNETS DESCARTES

Rétrospective

Sept mois après mon arrivée au Québec et après avoir survécu à l’hiver canadien, l’heure du bilan est arrivée. Maintenant que je m'y sens bien, je peux enfin dire que les premières semaines n'ont pas été faciles.

 

Pour donner un bref aperçu : Chicoutimi, commune de 68 000 habitant au nord du Québec à environ 2h30 de la capitale de la province, est en réalité un arrondissement de la ville de Saguenay. Quant à la région, c’est un jeu d'enfant : en partant de Montréal, il suffit de suivre l’autoroute qui passe par Trois-Rivières pour arriver à Québec, jusque-là c’est simple, la route est bordée de voitures, d'aires de repos et de petites villes. Arrivé à Québec, il faut prendre la seule route directe pour le Saguenay, la pause pipi et le plein d'essence sont à prévoir parce qu'à part la seule station-service (qui porte bien son nom, L’Étape), qui est située à une heure de Québec et une heure trente de Chicoutimi (ce n’est pas énorme mais quand même), il n’y a rien d’autre que le parc de la Jacques Cartier.  On peut donc bien s’imaginer que la région du Saguenay n’est pas des plus fréquentés, en particulier en hiver, ce qui donne beaucoup de charme et « d’authenticité » à l’endroit.

 

Naturellement, un petit paragraphe sur l’hiver canadien me semble incontournable, même si j’écrirai un article plus précis sur ce sujet. 

L’hiver est long, dure presque 6 mois dès novembre et jusqu’à fin avril, à la date où j’écris ce post (le 10 avril), il neige encore même si cela n’a plus rien à voir avec le mois de janvier. D’ailleurs, c’est en janvier que les températures sont les plus basses : des températures avoisinant les -30 C° pour un réveil tout en douceur pour aller en cours. Les québécois d’icitte aiment ça rire gentiment de notre air enfantin quand on voit arriver les premiers mètres de neige, puis ils rigolent aussi en voyant nos tenues pour lutter contre le froid, mais ils rigolent surtout quand on a super peur de conduire alors qu’on peut encore voir la couleur du goudron des routes. En bref, on les fait bien rire mais heureusement ils sont toujours là quand on est dans la grosse marde et qu’il faut sortir l’auto qui est pognée dans un banc de neige au milieu d’une tempête (situation vécue).

 

C’est sûr qu’au Québec, les gens auront peut-être davantage tendance à venir de leur propre chef aider quelqu’un dans une situation problématique. et je ne dirais pas que c'est parce que nous vivons dans un monde merveilleux, mais essentiellement parce qu'on a pas le choix, l'hiver, il fait trop froid pour laisser les gens au bord de la route pendant des heures ! Et surtout, il n’y a pas beaucoup de monde, il faut être en bon terme avec ses voisins.

Morgane Jaouen

Morgane Jaouen

Échange universitaire / UQAC / Travail social
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