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Interview de Claire Verdier, directrice du Centre d'Etudes de Formation et d'Insertion par la Langue.

Interview de Claire Verdier, directrice du Centre d'Etudes de Formation et d'Insertion par la Langue.

http://cefil.org/

Son parcours:

S. : Claire Verdier bonjour, tu es directrice du CEFIL donc c'est le Centre...

C. : le Centre d'Etudes de formation et d'Insertion par la Langue.

S. : Tu es également professeure, tu dispenses des cours à Paris VIII?

C. : C'est ça en tant que chargée de cours.

S. :Quel genre de cours?

C. : C'est le master 2 de didactique des langues et c'est un cours spécialisé qui s'appelle "l'entrée dans l'écrit à l'âge adulte", spécialisé sur les adultes qui ont été non ou peu scolarisés à l'étranger ou qui ont été scolarisés en France mais avec soit un échec scolaire soit une non stabilisation des savoirs de base.

S. : Qu'est ce qui t'a amené à tomber dans le FLE?

C. : Alors moi, j'ai fait au départ des études d'anglais parce que très jeune je me suis dit que j'adorais les langues et j'adorais l'anglais. Et du coup pour vivre avec ça, les langues, il fallait que je sois soit prof soit traductrice.

Donc pendant très très longtemps, je me suis imaginée que je serai prof d'anglais jusqu'à ce que je me rende compte, au cours de ma licence, qu'en fait j'allais me retrouver en collège face à des gamins dont l'anglais n'était pas le centre d'intérêt premier. J'avais envie d'être avec des gens qui avaient envie d'être là. Je me suis inscrite dans l'option FLE pour suivre une copine. Et là, j'ai découvert un truc que j'ai adoré, parce qu'enfin justement par rapport à l'enseignement j'avais des vrais cours sur la didactique on ne parlait pas de la langue uniquement on parlait de comment on enseigne. J'ai aussi découvert du coup que les publics qui venaient suivre ces cours étaient des publics volontaires.

Après, pendant ma maîtrise, j'ai découvert que non seulement il fallait enseigner le français aux étrangers, mais que parmi ceux là il existait le public migrant c'était fou! J'ai fait mon stage dans un collège avec des élèves issus de classes d'accueil et du coup j'ai vu toute cette problématique de l'enseignement, de l'orientation, des parcours de l'insertion et j'ai adoré.

Du coup, j'ai voulu rester dans le secteur de l'enseignement du français aux migrants et c'est ce que j'ai fait puisque après j'ai fait l'équivalent d'un master 2 et à l'issue de ça je suis allée travailler dans le secteur associatif de l'enseignement du français aux migrants. Ensuite, je suis allée au CLAP Ile de France qui est maintenant fermé depuis longtemps qui s'occupait d'accompagner les bénévoles principalement sur la professionnalisation. J'ai été missionné sur les évaluations linguistiques en plateforme d'accueil de l'OMI (Office des Migrations Internationales) qui est maintenant l'OFI. Je faisais de l'évaluation à tour de bras. J'étais toute jeune donc maintenant je le ferais autrement.

Ça m'a beaucoup formée. C'était les débuts du FLE.

S.: Du coup qu'est-ce-que tu entends par «c était les débuts du FLE»? C'était le moment où ça commençait à se développer?

C.: Non, c'était déjà développé mais ce n'était pas structuré. Ça partait un peu dans tous les sens mais c'était hyper intéressant. J'ai été accompagnée formée par des gens vraiment passionnants. Et puis après, de poste en poste, j'ai évolué.

Sa structure:

S.: Alors du coup comment t'es venue l'envie de créer le CEFIL?

C.: Ce n'est pas une envie, je n'aurais jamais envisagé de le créer à la base mais j'avais quitté un poste où je faisais des heures par-ci par-là. J'avais plusieurs idées en tête et je commençais à essayer de vendre entre guillemets mes actions, mes projets à d'autres. J'étais déjà connue par certains financeurs par mon ancienne structure qui voyait déjà ce que je faisais et puis en 2004 j'ai eu la chance de participer à l'écriture de toute la collection "Trait d'Union international" qui était la première collection dédiée aux migrants. Ça m'a aussi beaucoup aidé. Donc j'avais "Trait d'union", les cours à la fac, mon ancien poste de chargé de mission dans une autre structure et avec tout ça plein d'idées plein de trucs à faire et j'ai essayé d'approcher les financeurs que je connaissais notamment à la mairie de Paris qui m'ont répondu que je n'avais aucune structure. Je me suis dit que je voulais garder mon projet, le mener comme je l'entendais. Donc il fallait que je monte une asso.

C'est à partir de là que j'ai fait en quelques mois l'écriture des statuts,le dépôt en préfecture...avec des délais parce qu'il fallait absolument que je l'aie monté avant une certaine date pour faire des demandes de financement. Et du coup, j'ai pu faire mes premières demandes de subventions.

S.: Du coup ça s'est fait en même temps que la création de "Langues Plurielles"?

C.: Oui mais en parallèle, on ne se connaissait pas. Quand on s'est rencontrées, on a vu qu'on était à un stade de développement assez proche. Et du coup, on a décidé de collaborer. D'abord pour trouver des locaux communs. On s'est dit qu'une mutualisation d'espaces et de moyens serait utile. Et puis du coup forcément, on a monté des projets communs.

S.: Vous êtes plutôt complémentaires?

C.: Oui on a décidé que si on avait des locaux communs ça n'était pas pour qu'on se marche sur les pieds et qu'on ait chacune une identité forte de manière à ce que ce soit clair pour les gens.

S.: Il y a d'autres structures sur Paris qui fonctionnent un peu comme vous?

C.: Non. On est les seuls à avoir créé un espace commun pour deux structures qui font entre guillemets la même chose même si en réalité on a différencié nos actions.

S.: Du coup quels étaient tes objectifs en matière d'offre de formation?

C.: Moi je l'ai créé en 2009, ça fait 10 ans et à l'époque c'était un moment où énormément de structures qui s'occupaient de la formation des formateurs avaient fermé ou fermaient . Du coup l'idée, ça a été d'avoir un axe qui soit sur la formation de formateurs puisque on perdait des possibilités de se former dans d'autres structures.  Donc il y avait un axe "formation des formateurs bénévoles ou salariés", un axe vraiment de "formation du public" parce que l'un des éléments importants pour moi c'était qu'on garde le contact avec le public, sinon je trouve qu'au bout d'un moment on a un décalage entre notre discours et son application, et c'est d'ailleurs quelque chose que j'ai souvent trouvé désagréable de la part d'intervenants qui eux mêmes ne font plus cours depuis 25 ans ou qui n'appartiennent à aucune structure du public.

Donc je voulais absolument qu'on ait de l'accueil de publics, de la formation en tant que tel des apprenants migrants. C'était aussi dire: "on va créer une structure qui accueille le public migrant vraiment mais qui ne travaille qu'avec des salariés diplômés du secteur qui vont être accompagnés pédagogiquement parce qu'on veut se spécialiser sur les publics non ou peu scripteurs et peu scolarisés". Sur le terrain ce qui était observé c'est que majoritairement pour ce public là c'étaient les bénévoles qui s'en occupaient et on donnait des publics plus facile finalement déjà scolarisés aux formateurs salariés et ça ça m'a toujours déplu. Je trouve qu'au niveau didactique et pédagogique il faut vraiment penser les choses face à un public peu scolarisé ça ne se fait pas au hasard.

Après, le troisième axe était la création d'outils pédagogiques et un accompagnement des associations par rapport à leurs projets. Et depuis 2016 le quatrième; l'évaluation.

S.: Du coup quels ont été les difficultés que tu as rencontrées?

C.: Tout d'abord trouver des locaux a été essentiel parce que proposer des cours alors qu'on n'a pas de locaux c'est compliqué. J'ai mis trois ans à avoir des locaux. En 2011, on était pas  beaucoup de salariés; moi et une collègue de travail. chacune s'organisait pour se rencontrer et on allait à la maison des asso pour des entretiens d'embauche, pour emprunter des salles pour les cours, ou bien avec d'autres partenaires on louait des salles, ou on passait des conventions en centre d'animation etc. Donc les cours étaient totalement éparpillés j'en avais dans le 19ème et dans le 18ème. C'était une course pas possible. Du coup, c'est moins évident de faire du recrutement de formateurs salarié quand il n'y a pas de lieu. Heureusement, on y est arrivé quand même. 

L'enjeu restait de trouver les financements pour des actions et donc de bien surveiller ce qui se passe au niveau institutionnel et voir quelles sont les priorités politiques à un moment donné, voir comment on peut créer une action qui rentre dans ces priorités mais qui continue de répondre à un besoin terrain et se dire que comme ça on peut apporter quelque chose qui est structuré pédagogiquement.

Donc faut jouer sur les deux points à la fois: mettre en avant le pédagogique et le financier qui reste un outil mais qui ne doit pas être ce qui guide.

S.: Est-ce que la politique actuelle est en faveur ou en défaveur de la formation?

C.: J'ai surtout l'impression que très souvent les décisions sont prises sans discussion avec des personnes qui ne connaissent pas la question. Donc on a vu des choses qui, d'un point de vue pédagogique et juste en tant que formateurs du secteur, nous paraissent aberrantes. Quand on voit que, par exemple, pour la carte de résident pour dix ans, on demande le A2 oral/écrit et que pour la naturalisation on demande le B1 oral mais qu'il n'y a plus du tout de diplômes accessibles pour les personnes non scolarisés à B1 oral...

Donc finalement, il y avait une politique au départ qui n'était pas d'exclusion quand ça a été créé cette loi pour le B1 oral. Il y avait le label FLI et puis après il n'y a plus eu les commissions donc plus de label FLI. Donc il n'y a plus de réponse pour les personnes non scolarisés. Mais je ne pense pas que ce soit volontaire. Je pense que c'est de la non réflexion et non prise en compte de ce qui se passe avec une vision très basée sur de l'expérience propre en tant que personne scolarisée. Tous nos hommes politiques et tous nos élus sont des personnes qui ont fait des études. Ce sont des personnes qui ne comprennent pas ou n'envisagent pas la réalité des non ou peu scolarisés.

Ses priorités:

S.: Si tu devais définir ton centre en trois points qui t'ont tenus à cœur lesquels seraient ils?

C.: Ce qui m'a toujours tenu à cœur, c'est de faire toujours primer la qualité du travail sur le reste donc de penser des programmes pédagogiques, de ne pas partir dans tous les sens, de voir comment on peut répondre aux besoins du public au mieux, d'avoir des formateurs salariés qualifiés, de donner des conditions de travail pas parfaites mais mieux que ce que j'ai pu croiser, avec des locaux, des ressources... Travailler vraiment sur la qualité et la logique de ce qu'on peut proposer a toujours été le gros enjeu.

Après, j'ai toujours trouvé important de rester dans le dialogue avec les institutions. Le secteur associatif est un secteur très investi et aussi qui se définit beaucoup comme étant dans "le social". Moi je me définis dans "la formation d'adultes". On est organisme de formation déclaré avec un numéro d'agrément. Je n'estime pas faire du social au sens pur du terme, on n'est pas travailleurs sociaux mais on fait de la formation d'adultes avec un public en forte précarité. Mais du coup comme on nage toujours entre les décisions institutionnelles de financement les lignes directrices bougent, les priorités des différents financeurs bougent, les lois bougent et donc même pour ce qui paraît complètement fou à certains moments, ma position a toujours été de rester dans le dialogue avec nos interlocuteurs parce qu'être dans l'opposition pure ne fait pas avancer les choses. Nous, en tant qu'asso, ça ne serait pas gérable. On a toujours pu trouver un terrain d'entente, toujours parce que, soyons clairs, nous sommes à 70-80% liés à du financement public.

Comme c'est un secteur très politisé, à partir du moment où on enseigne le français aux migrants, on est forcément lié à la politique. On ne peut pas prétendre que c'est faux. De même, le FLE y est toujours lié quand on voit l'enseignement du français à l'étranger... C'est le ministère des Affaires étrangères qui s'en occupe, on est lié à la politique qu'on le veuille ou non. Alors autant être au courant, autant aller discuter et essayer de trouver ce qu'on peut faire ensemble qui fonctionne mais continuer de répondre aux besoins du public.

Après un 3ème axe? Je dirais "accueil et collaboration".

S.: C'est ce que j'allais dire parce qu'en ayant travaillé ici c'est la première chose que moi j'ai ressenti "l'accueil".

c.: Quand la structure physique, les murs ne sont pas accueillants, ça ne donne pas envie à des personnes qui viennent apprendre le français qui sont dans des situations pas toujours faciles. Si on ne peut pas leur donner un petit peu d'ouverture et de bien être en arrivant là, on a loupé le coche. Or pour que l'apprentissage se fasse bien il faut qu'on accueille bien. Si on accueille mal derrière ça se passe mal. Donc avoir un lieu joyeux décoré vivant propre puis du coup la collaboration d'équipe pour maintenir cet accueil.

S.: Comment s'organisent les formations? Comment sont-elles créées? Quel public est ciblé?

C.: On continue de viser prioritairement les non ou peu lecteurs scripteurs. Ça reste vraiment notre cible. On a quelques groupes de personnes scolarisés mais c'est vraiment pas notre majorité. Sur la partie formation de formateurs c'est en fonction des commandes qu'on reçoit. Le temps de faire de la pub. On nous contacte, on nous demande des groupes pour des associations. On fait tous nos programmes sur mesure en formation de formateurs. Si on me demande mon catalogue, je ne peux pas le fournir. Je refuse parce que j'estime que c'est contradictoire avec le fond même de la formation qui est de commencer par une analyse des besoins.

 Maintenant je ne sais pas d'avance en ce qui concerne les formations d'apprenants. En gros, on a deux choses qui sont menées en parallèle. Toujours un élément important c'est voir sur le terrain ce qui se passe. Quels sont les besoins qui remontent? En parallèle, c'est regarder au niveau financier. Est-ce qu' il y a une ligne budgétaire chez quelqu'un qui permettrait de répondre à ces besoins. Donc ça peut être commencer par le besoin et chercher la ligne budgétaire, ou bien au contraire dire: "tiens j'ai la ligne budgétaire qu'est ce qu'on a au niveau terrains qui pourrait coller?". Une fois que ça c'est monté, en général c'est renouvelé sur plusieurs années.

S.:  Et tu parlais de la partie ingénierie pédagogique et création de formation sans catalogue? Ça fait partie du travail en équipe?

C.: Sur les créations de formations de formateurs c'est moi et j'ai une collègue qui est prestataire avec qui je travaille depuis 10 ans qui fait aussi avec moi certains programmes. Sur la partie apprenants qu'on accueille, là c'est avec la responsable pédagogique qu'on va regarder qu'est-ce qu'on peut mettre en place donc quel est le public qu'on veut recruter, ses critères, son profil, son niveau d'entrée? Quels sont les pré-requis et quels sont les objectifs qu'on veut atteindre? Combien d'heures nous semble nécessaires pour l'atteindre?

Son idée du travail d'équipe:

S.: Une dernière question à laquelle tu as peut être déjà répondu mais selon toi quelle est la clé d'un travail collaboratif entre enseignants?

C.: Alors la première chose pour que la collaboration soit efficace c'est que chacun soit prévenu qu'il faudra qu'il collabore. Ça c'est mon rôle à moi quand je recrute; dire clairement aux nouveaux formateurs qu'ils seront en binôme de formateurs majoritairement, qu'ils partageront leurs supports, qu'ils sont tous mis à disposition et que j'exige cette collaboration.

Collaborer, partager ses supports ne veut pas dire perdre la propriété du support. D'abord c'est toujours une double propriété; celle de la structure et celle du formateur. Le nom du formateur est toujours écrit sur les supports qu'il donne.

Le fait qu'il y ait une vraie salle des formateurs à disposition où ils sont bien pour travailler; toutes les langues se délient, tout le monde collabore, les classeurs pédagogiques sont à disposition. On a un serveur où chacun enregistre ses supports comme ça on peut aller chercher des choses et du coup la collaboration se fait assez naturellement. Et voilà, c'est veiller à recruter des personnes prêtes à collaborer. Prévenir qu'il le faudra et après c'est un état d'esprit général c'est la responsable pédagogique qui fait des réunions pédagogiques pour chaque groupe aussi. S'il n'y avait pas ça je pense qu'il y aurait moins de collaboration. Là elle discute elle voit les programmes avec l'équipe, revoit le programme si nécessaire, elle montre des supports...

Et du coup la collaboration se fait très bien.

S.: Merci Claire d'avoir pris du temps pour répondre aux questions.

C.: Avec plaisir.

Commentaires

  • Amelie Cailliez 18/11/2019

    Ahlala, tous ces gens qui vous donnent des complexes :/ :/ :/ 

    Merci en tout cas pour cette interview. Je retiens surtout l'exigence : toujours analyser les besoins, faire offrir le maximum à un public précaire. J'aime beaucoup cette idée de ne travailler qu'avec des salariés diplômés. On voit l'importance de notre diplôme. 
    J'ai surtout l'impression (à discuter avec le reste de la classe) que le secteur du FLE est grandement concurrentiel, qu'il y a tout un tas de gens formidables, hyperactif, surqualifiés, et qu'on aura du mal à trouver sa place. 

    Qu'en pensez-vous, camarades ?

  • Sarjana Velot 20/11/2019

    Salut Sophie ! 

    Merci pour cette interview qui met parfaitement en avant le courage de Claire Verdier. En effet il difficile d'organiser des cours sans locaux... c 'est là que le réel rôle du "professeur-organisateur" intervient : le professeur qui s'occupe de l'organisation des salles et du budget et des cours. 

  • Sandrine Seng 24/11/2019

    Merci Sophie pour cette interview très riche et très intéressante.

    Je retiens les nombreuses difficultés que l'on peut rencontrer pour monter un projet en France, quelle persévérance ! Cela semble long et compliqué...

    Je trouve cela très courageux de vouloir à tout prix voir son projet aboutir. Elle a monté la structure qu'elle voulait, telle qu'elle la voulait également, et se sent visiblement très utile dans son travail. 

    Bravo à elle !!

  • Lucie Geigant 24/11/2019

    Merci Sophie,

    Bien, cette politique de collaboration entre professionnels !

    La fonction de cette directrice est riche et exigeante, et demande de multiples compétence, notamment sur le volet formation. J'imagine bien ce côté politique, les contacts à avoir et à maintenir pour pouvoir garder les financements,  et la veille qu'il faut avoir sur les politiques/décrets pouvant favoriser ou défavoriser les actions de l'association.

    Le monde associatif (particulièrement celui proche des publics fragiles) est un monde riche de personnes comme Claire Verdier il me semble, en tout cas elle me rappelle des personnes de mon entourage qui comme elle ont tout monté de A à Z avec la même énergie et efficacité !

    Chapeau !

     

     

  • Oriane Tournemenne 06/12/2019

    Merci Sophie pour cette super interview! Le public migrant, et particulièrement peu ou non scripteur est un public qui m'intéresse grandement pour l'enseignement. Lire ton article m'a alors permis d'en découvrir plus sur ce milieu en particulier ainsi que les potentielles difficultés qu'on peut y rencontrer. 

    Le parcours de Claire Verdier est remarquable et on peut sentir à travers cet entretien son dévouement pour l'enseignement auprès de ce public. Il se trouve que j'aimerais beaucoup réaliser mon stage auprès de cette structure, donc lire ton article m'a également d'en découvrir bien plus sur cette dernière que je ne pourrai le lire autre part. 

    J'ai particulièrement retenu le fait qu'il est pour elle essentiel de collaborer entre formateurs. C'est une idée que j'apprécie beaucoup.