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  • Le Centre Virchow-Villermé de Santé Publique Paris-Berlin a été lancé...
  • J'invite les lecteurs de ce blog à lire aussi cet article http://the-bing-bang-blog.blogspot.fr/2013/06/un-mot-malheureux.html écrit par Pierre Pestieau http://www2.ulg.ac.be/crepp/profiles/Pestieau/profiles_pestieau.html
  • Aujourd'hui la démographie est favorable et la "mer" (des aidants) paraît poissonneuse, mais dans quelques années, lorsque la vague des baby boomers nés à l'après-guerre en âge d'aider ses aînés sera passée, qui s'occupera des personnes en perte...
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  • Alfred Sommer est un grand leader nord-américain en santé publique. Né en 1942, il a dirigé la prestigieuse école de santé publique de...
  • Un autre commentaire concernant le paternalisme, la santé et les sciences économiques: Etre enceinte c’est être à nouveau un enfant....
  • Régis Deloche a commenté 'article L'offensive MOOC de l'été 23/08/2013
    Gary Becker est prix Nobel (1992) de sciences économiques. Richard Posner est professeur de droit et juge. Le Becker-Posner Blog a commence en 2004.  On y trouve deux articles concernant les MOOCS MOOCs—Implications for Higher...
  • J’invite les lecteurs de ce blog qui pensent « qu’il est temps de placer le citoyen au centre des débats en matière de santé » à lire  « Réflexions sur...
  • Les politiques de santé publique sont souvent perçues comme des menaces pour les libertés individuelles. De fait, lorsqu'elles exigent de boucler sa ceinture au volant...
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    • Régis Deloche 23/08/2013

      J’invite les lecteurs de ce blog qui pensent « qu’il est temps de placer le citoyen au centre des débats en matière de santé » à lire  « Réflexions sur l’organisation du système de santé » Rapport de Gilles Saint-Paul, Rapport n°103, Gilles Saint-Paul, 31 décembre 2012, http://www.cae.gouv.fr/Reflexions-sur-l-organisation-du-systeme-de-sante.html

      Christian de Boissieu, Ancien Président délégué du Conseil d’Analyse Economique, (CAE) Professeur à l’Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne présente ce rapport de la façon suivante : « Ce rapport privilégie deux aspects : Quelles sont les justifications économiques de l’intervention de l’État dans le secteur de la santé ? Que penser des systèmes en vigueur de tarification des actes médicaux et comment les améliorer ? »

      Voici le résumé de ce rapport : « Dans ce rapport, Gilles Saint-Paul présente ses réflexions sur l’organisation du système de santé français. Il propose des pistes de réforme, en posant sur ce secteur aux nombreuses spécificités le regard d’un économiste extérieur au domaine de la santé. Avec une prise de recul revendiquée, l’auteur analyse en particulier deux points. D’une part, il se pose la question de savoir ce qui peut justifier que l’assurance et une partie de l’offre de soins soient publiques, et non pas privées. D’autre part, l’auteur se penche sur la tarification à l’activité (T2A). Celle-ci consiste à se doter de prix pour les actes médicaux effectués à l’hôpital. Elle a pour effet d’inciter les hôpitaux à aligner leurs coûts sur les tarifs imposés, mais la question de la fixation des tarifs se pose avec acuité. Enfin, l’auteur réaffirme le bien-fondé de mesures accentuant l’internalisation des coûts chez les différents acteurs (patients, médecins, mutuelles). En particulier, l’auteur préconise l’adoption d’un système de franchise/plafond indexé sur les revenus de l’assuré. »

      Extrait de la Lettre du CAE consacrée à ce rapport: « Le caractère obligatoire de l’affiliation à l’assurance-maladie est fondé, entre autres, sur une possible myopie des agents, qui pourraient ne pas juger utile de s’assurer contre un risque fort, mais dont la probabilité d’occurrence serait faible. L’État endosse alors un rôle paternaliste en décidant, à la place des agents, de tous les assurer.[…] Concernant (ce) paternalisme, l’auteur suggère qu’une information sur les risques suffisamment diffusée, ainsi qu’une inscription d’office dans un régime d’assurance, pourraient résoudre le problème de la myopie des agents » http://www.cae.gouv.fr/IMG/pdf/CAE103_Resume_FR.pdf

      Vous pourrez lire aussi ces deux articles:

      http://www.reuters.com/article/2013/08/15/us-usa-healthcare-pennstate-idUSBRE97E19420130815?AllowView=VW8xUmo5Q21TcWJOb1gzb0tNN3RLZ0h0MWg5SVgra3NZRzROR3l0WWRMWEVWUFVlREMyVENBQzFuOVQ2K2lSRWZlRGxLaFEr

      http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/australiaandthepacific/australia/9492504/Tasmania-considers-cigarette-ban-for-anyone-born-after-2000.html

       

       

    • Régis Deloche 26/08/2013

      Un autre commentaire concernant le paternalisme, la santé et les sciences économiques:

      Etre enceinte c’est être à nouveau un enfant. http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323514404578652091268307904.html#project%3DSLIDESHOW08%26s%3DSB10001424127887324522504579002782221725194

      La grossesse n’est pas une affaire simple. Les femmes enceintes sont incitées par leurs médecins à respecter de nombreuses règles strictes. Tous ces conseils sont-ils des impératifs ?

      Emily Oster (Associate Professor od economics, University of Chicago Booth School of Business)

      http://faculty.chicagobooth.edu/emily.oster/

      examine les études qui fondent ces règles et démontre l’existence, pour les femmes enceintes, d’un réel degré de liberté face à ces règles. En utilisant la boîte à outils et les méthodes de l'économiste, elle éclaire sous un jour nouveau les idées reçues en ce qui concerne ce qu’il faut faire et ne pas faire durant la grossesse.

      Extrait : "Pour prendre une bonne décision, vous devez évaluer l’information disponible –les données- et combiner celles-ci avec vos propres estimations des avantages et des inconvénients repérés. En tant qu'économiste, je fais cela tous les jours. Il s'avère, cependant, que ce type de formation n'est pas vraiment fait beaucoup dans les écoles de médecine. L'école de médecine tend à mettre l’accent prioritairement, et à juste titre, sur les mécanismes qu’il faut maîtriser pour être un vrai professionnel de la médecine.

      Le suivi médical de la grossesse semble être une longue liste de règles. Etre enceinte, c’est être à nouveau un enfant.

      1)      Vous ne pouvez boire que deux tasses de café par jour.

      2)      Quand j'ai demandé à mon médecin si je pouvais boire du vin, elle m’a dit que boire un ou deux verres par semaine était "probablement très bien".

      3)      Les femmes enceintes doivent renoncer à certains aliments: charcuterie, fromages à pâte molle, sushi...

      4)      Mon docteur faisait une fixation sur mon poids. Il ne me parlait que de cela. J’étais supposée prendre au moins 25 livres et au plus 35. Quand, au cours d’une visite, il constata que j’étais sur une trajectoire tendant vers 36 livres, il me réprimanda sévèrement."

      Les médecins prennent-ils appui sur de mauvaises données? Suscitent-ils chez leurs patientes des craintes infondées ? La réponse d’Oster est : « oui, et souvent ».

      En ce qui concerne, par exemple, le premier point (la consommation de café), Oster écrit ceci : "Les études d'impact de la caféine sur la fausse couche ne tiennent pas compte du phénomène de la nausée. Celle-ci, qui est un effet normal mais désagréable de la grossesse, est un signal très positif. Les femmes qui éprouvent des nausées en début de grossesse sont moins susceptibles que les autres de faire une fausse couche. Chaque matin, avant d'être enceinte, je buvais une tasse de café avant le petit déjeuner avec l’estomac vide. Au début de ma grossesse, cette idée m’est devenue odieuse. Après avoir parlé avec d'autres femmes, j’ai compris que tout cela était banal. La nausée est un signal d'une grossesse saine, mais (comme dans mon cas) elle incite aussi celle qui en est victime à renoncer au café. Cela signifie que les femmes enceintes qui boivent beaucoup de café sont très probablement celles qui ne connaissent pas la nausée. Donc, ici, nous pourrions bien transformer à tort un épiphénomène en une cause: les femmes qui boivent moins de café ont moins de problèmes non pas parce qu'elles limitent leur consommation de caféine, mais parce qu'elles ont tendance à souffrir de nausées et donc à être dans la catégorie la moins exposée au risque de fausse couche." Le problème principal réside dans la distinction entre corrélation et causalité.

      En ce qui concerne, par exemple, le dernier point (le gain de poids), Oster écrit ceci: "les règles concernant le gain de poids sont conçues pour maximiser les chances que votre bébé soit de taille normale. Si vous ne grossissez pas assez, vous augmentez vos chances d'avoir un petit bébé et vous diminuez vos chances d'avoir un gros bébé; si vous grossissez trop, c’est l’inverse qui se produira. C’est logique mais incomplet. De très petits bébés sont associés à des complications plus nombreuses et plus graves que les très gros bébés. Le principal problème avec un très gros bébé est celui de l'accouchement. Les très petits bébés ont un risque accru de problèmes respiratoires et de complications neurologiques. […] Je suis finalement arrivée à la conclusion que, grossir trop peu étant plus grave que grossir trop, je devais avant tout veiller à ne pas sortir de la fourchette-25 livres à 35 livres- par le bas." Le problème principal réside dans le fait que les recommandations prennent appui uniquement sur ​​la probabilité de chaque évènement et ignorent l'ampleur du problème associé à chaque évènement.

      Pour aller plus loin, vous pourrez lire http://www.amazon.com/Expecting-Better-Conventional-Pregnancy-Wrong/dp/1594204756/ref=zg_bs_4676_4/marginalrevol-20 "Expecting Better: Why the Conventional Pregnancy Wisdom is Wrong—and What You Really Need to Know”

  • Antoine Flahault a publié un article L'offensive MOOC de l'été 20/07/2013
    Dans le monde académique, on parle de plus en plus de MOOC (massive open online course), et notamment cet été. La revue britannique Nature a consacré un numéro spécial sur le sujet...
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    • Régis Deloche 23/08/2013

      Gary Becker est prix Nobel (1992) de sciences économiques. Richard Posner est professeur de droit et juge. Le Becker-Posner Blog a commence en 2004.  On y trouve deux articles concernant les MOOCS

      MOOCs—Implications for Higher Education—Posner

      http://www.becker-posner-blog.com/2012/11/moocsimplications-for-higher-educationposner.html

      Dans cet article, Posner analyse le marché des MOOCS. Du côté de la demande, il y a trois catégories d’agents : les retraités et ceux qui veulent faire travailler leurs petites cellules grises ; ceux (jeunes et moins jeunes) qui veulent acquérir des compétences nouvelles qui pourront les aider à mieux réaliser leurs projets professionnels ; ceux qui veulent obtenir un diplôme. Du côté de l’offre, le problème principal est celui du développement d’un business model viable. Satisfaire les besoins des deux premières catégories de demandeurs est peu coûteux. Pour la troisième catégorie (virtuelle pour l’instant) de demandeurs, c’est différent. La conclusion de Posner est la suivante : les MOOCS auront sans doute sur l’enseignement supérieur un impact semblable à celui qu’internet a eu sur les libraires et les éditeurs.

      Online Courses and the Future of Higher Education-Becker

      http://www.becker-posner-blog.com/2012/11/online-courses-and-the-future-of-higher-education-becker.html

      Dans cet article, Becker fait une anayse coûts/avantages des MOOCS. Les avantages sont les suivants: grand nombre d’étudiants, qui peuvent travailler à leur guise, avoir, via internet, des discussions stimulantes entre eux et avec leurs professeurs et s’auto évaluer. L’inconvénient majeur est le suivant: aucun contact direct entre les étudiants et entre ceux-ci et les professeurs. La conclusion de Becker est la suivante : les MOOCS s’imposeront très vite dans le paysage de l’enseignement supérieur, notamment dans les pays en voie de développement soucieux d’augmenter rapidement leur offre en matière d’enseignement supérieur.

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Blog d'Antoine Flahault (VF)

Blog d'Antoine Flahault (VF)

Blog d'Antoine Flahault, professeur de santé publique à la Faculté de Médecine Descartes, Sorbonne Paris Cité, d'accès public libre
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