CARNETS DESCARTES

Martin Briot

Martin Briot

Brève description: Professeur de droit des affaires à l'IUT de Paris co-responsable du pôle innovation co-responsable licence professionnelle management de la santé
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A propos de moi

 

  • Un parcours dû à des hasards, à des naissances. . Agrégé d'économie et gestion, • Ancien élève de l'ENS Cachan • "American field service" student ( 1968-1969) • Enseignant à l'IUT Paris Descartes, Professeur de droit des affaires, • Co-responsable POLINO (pôle innovation de l'IUT de paris) • Co-Responsable de la licence professionnelle management de la santé, • Enseignant en droit à l'ENS de Cachan (département Eco et gestion) • Enseignant en droit au CNED (préparations aux agrégations d'économie et gestion) . Membre du conseil d'administration de Paris Descartes, élu sur la liste conduite par Axel Kahn

  • Derrière ces items de CV, pas l'ombre d'un intérêt initial pour l'enseignement( le hasard d'un concours), l'ennui mortel pour la discipline - l'économie-, ennui à Assas ou seul Jean-Pierre Cot parvenait à me sortir de ma torpeur, ennui à l'ENS de Cachan où seule la possibilité de faire passer comme une lettre à la poste de fausses citations d'économistes américains imaginaires m'égayait. Le droit fut un virage tardif et heureux: enfin du texte et de la rigueur et de l'arbitraire. J'y ai trouvé de quoi me nourrir d’admiration en découvrant Kelsen et Eisenmann, son génial introducteur en France. Le droit public aurait dû être ma voie. je suis privatiste.
  • Comment investir une institution comme l’IUT? pourquoi même y chercher le moindre intérêt? déjà pronconcer l'acronyme est un effort quasi insurmontable. on s'y échine , les lèvres tordus d'un effort vain. j'y ai longtemps vu peu d'intérêt, comprenant cependant que ceux d'entre nous ayant déroulé leur carrière y soient attachés, et aujourd'hui saluant ceux qui n'y viennent qu'en passant. Remarque qui vaut justification d'un revirement: On ne peut pas passer sa vie en se baladant dans les salles désertes des musées ( je viens d'une haute époque où le public ne croyait pas nécessaire de se ruer à toutes les expositions en pénalisant les gens comme moi qui aiment vraiment la peinture, sans que je sache précisément ce que cela veut dire).
  • En a parte cependant ceci: l'exposition "les nouveaux réalistes" au Grand Palais et qui se termine à l'heure où j'écris n'a pas dû avoir beaucoup de succès, si j'en juge par le plaisir que j'y ai pris dans des salles peu peuplées, mais peut-être aimer Hains, La Villeglé, Jasper johns ou Tinguely est-il dépassé ( comme Corneille ou Atlan ou Bazaine?) La solution fut de solliciter une fonction, être "un élu" et devenir un organe inséré dans une hiérarchie, en faisant l'apprentissage d'une fonction dotée d'un pouvoir administratif et pédagogique. Pour ceux que cela agace j'ai découvert avec joie que l'autonomie des IUT n'est pas un vain mot, ce qui permet aux initiatives de se développer. En même temps je lisais Hauriou et sa théoie de l'institution. cela m'allait très bien. On peut laisser la fonction à d’autres , une fois que le tour a été fait.
  • D'où l'idée d'inventer un organe sans pouvoir, électron libre nourri de la confiance attentive et sans exigence des détenteurs du pouvoir administratif et universitaire. Ce fut un projet sur un coin de table, un projet à quatre ou cinq, et, étrangement, ce pôle Innovations (avec ou sans "s"), connu sous le nom de Polino, et assez mal connu d'ailleurs, animé par deux personnes (Florence Mesatfa-Fessy et moi-même), sans moyen, a l'avenir des organes étranges: indéfini.(lire dans la rubrique polino sa génèse). Son action s’inscrit dans le fil de l’action de la vice-présidence TICE actuelle, auquel le pôle doit beaucoup, auquel il veut rendre hommage.
  • Entre temps, détour dans la santé. Qui sait qu’une clinique de 100 lits est administrée par cinq personnes, c'est-à-dire sous administrée ? Mettez la LOLF et ajoutez-y la T2A vous trouverez un nouveau métier, celui de contrôleur de gestion- ou si le mot est un épouvantail: celui d'asistant de gestion- dans le PSPH, les hôpitaux, les cliniques. Et si vous pensez, comme nous(nous, i.e. Séverine Lemière -MCF gestion- et moi même), que les "modèles économiques" sont voués à converger, vous pouvez créer une licence de management de la santé. Elle a deux ans et beaucoup d’avenir devant elle.